Récit de campagne : le jour où j’ai dû gérer le tempérament explosif de mon colistier

Le lundi rime avec « coulisses des campagnes électorales ». Aujourd’hui, échanges avec Anne-Laure, deuxième sur une liste qui nous parle du jour où elle a été dans l’obligation d’intervenir pour calmer sa tête de liste.

D’un simple échange…

Florian est notre tête de liste. Visionnaire, brillant, il est un candidat très doué, sa passion pour la territoriale me plait beaucoup et c’est pour cela que je me suis engagée à ses côtés. Oui mais voila, Florian est ce qu’on appelle un sanguin. Il est capable de réagir au quart de tour sans qu’on ne s’y attende.

Alors que nous prenions un verre dans un lieu de vie convivial avec Florian et Yves, un autre candidat – un exercice que nous menons régulièrement pour prendre la température du terrain – Jérôme, un de nos potentiel adversaire vient nous saluer.

Jérôme a « les dents qui rayent le parquet », il n’habite pas la commune mais est directeur d’un important établissement local. Commençant par un simple « bonjour », il enchaîne rapidement avec des attaques rapides sur notre liste. D’abord poliment, et nous le laissons faire car nous ne voulons pas entrer dans son jeu. Oui mais voila, Florian n’aime pas ça et je vois son visage se fermer.

…à une altercation qui fait parler

Je commence par demander à Jérôme de se calmer en lui expliquant que ce n’est pas le lieu d’une intimidation et que les consommateurs installés sur la terrasse – bondée ce jour là – n’avait rien demandé. Mais Jérôme s’adresse directement à Florian lui disant que, même s’il est élu, il n’a pas aidé la commune laissant entendre que les décisions politique ont été faite dans son intérêt personnel.

Et là, Florian explose. S’il est souvent sanguin, il sait se tenir. Mais l’accuser de détournement – même indirects – l’énerve. Lui qui respecte le service public et veut faire pour le mieux, entendre cela le fait sursauter de rage.

Je vois Florian devenir rouge et exploser. Il s’emporte, il dit à Jérôme que ses accusations sont grave et infondées. Heureusement, je le connais bien et j’ai pu intervenir, mais tout le monde s’est déjà retourné et voit l’altercation en direct. Je me sens honteuse pour eux.

Yves et moi sommes obligés de hausser la voix pour les calmer, ce qu’ils finissent par faire après 5 bonnes minutes d’échanges musclés. Je me retourne et observe la terrasse médusée regarder les deux candidats s’écharper. Je suis, à mon tour, furieuse et préviens Florian que c’est la dernière fois que j’assiste à cela avant de partir.


Pour savoir comment réagir dans ce type de situation, rendez-vous sur notre espace membre dédié à la réussite de sa campagne municipale pour 2020

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