Le constat de la montée des incivilités vis-à-vis des élus a été régulièrement dénoncé durant l’année 2019, mais la très forte émotion causée par le décès de Jean-Mathieu Michel, le maire de Signes tué lundi par une camionnette dont le conducteur venait déverser des déchets en bordure d’une route, semble avoir enclenché une mobilisation générale de la part du gouvernement français.

En effet, selon une note du ministère de l’intérieur en date du 8 août, 361 maires et maires adjoints ont été victimes d’atteintes involontaires à l’intégrité physique en 2018. De même, près de 60% de ces élus ont été victimes de menaces ou de chantages et 40% de violences physiques. Au-delà de ces atteintes, 178 élus ont aussi été victimes d’outrages.

Depuis plusieurs années, la tendance est à l’augmentation de ces agressions contre les maires. Ce climat, ajouté à des difficultés budgétaires croissantes et à l’alourdissement de leurs responsabilités décourage des milliers de maires de petites communes de se représenter aux élections municipales en mars 2020.

En réaction, Emmanuel Macron s’est engagé à apporter une réponse ferme à ces attaques. La commission des lois du sénat a indiqué de son côté qu’elle adressera cette semaine un formulaire à tous les maires de France.
Établi par les services juridiques de la commission, ce questionnaire permettra aux élus de témoigner des risques encourus dans l’exercice de leur mandat, mais également des motifs et les circonstances des agressions subies. Les résultats de cette enquête pourrait nourrir les travaux d’une proposition de loi des sénateurs. 

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